Lion au serpent

Information sur l’artiste
Antoine Louis Barye [Paris, 1796 – Paris, 1875]

Date de l’œuvre libre
1832
Antoine Louis Barye, Lion au serpent, 1832.
Antoine Louis Barye,
Lion au serpent, 1832.
Image © Lyon MBA - Photo Alain Basset
Contenu

La carrière de sculpteur de Barye est lancée par le succès au Salon parisien de 1831 d’un groupe représentant un Tigre dévorant un gavial. Dès lors, assimilé à la nouvelle école romantique, celui-ci se spécialise dans l’art animalier. À l’exposition suivante, il confirme les espérances qu’il avait suscitées avec une création plus impressionnante encore, le Lion au serpent, dont il expose le plâtre. L’œuvre frappe par la violence de son sujet, peut-être inspiré par des gravures anglaises, par ses dimensions ainsi que par sa virtuosité descriptive et son réalisme. Si ce type d’épisode avait été illustré par les peintres, il demeurait néanmoins inhabituel pour un sculpteur. Peut-être a-t-il été suggéré à Barye par l’arrivée en 1830 de cinq lions et huit lionnes d’Afrique à la Ménagerie du Muséum, où il aimait régulièrement se rendre pour se consacrer à l’étude dessinée des animaux. Une lecture politique de l’œuvre a également été proposée, identifiant le lion au symbole du nouveau régime politique de la Monarchie de Juillet – né sous les auspices de ce signe zodiacal – terrassant en 1830 les tentatives de révolte.


La réussite de cette œuvre conduit Barye à se voir confier par le roi la réalisation d’un marbre ; toutefois, ce matériau est abandonné pour privilégier le bronze, choix par excellence des romantiques, avec une fonte confiée à Honoré Gonon. L’exemplaire réalisé (1836, Paris, musée du Louvre) est alors placé devant le Palais des Tuileries. Pour répondre à la demande, l’artiste modèle également des réductions destinées à l’édition.

 

Descriptif de l'œuvre
Description de l’œuvre

1832
Plâtre
H. 135 ; L. 178,5 ; P. 100 cm
Dépôt du Centre national des arts plastiques en 1998
Inv. H 2457